santé

L’observatoire algérien de la femme accorde une attention particulière au volet santé. Que ce soit la santé de la femme, de l’enfant ou de la famille, la thématique sanitaire est au centre des activités de l’observatoire. la commission santé, présidée par Mme Belgroune Leila est particulièrement active et ses activités s’articulent principalement autour de quatre sujets centraux qui concernent exclusivement ou presque, la femme, mais qui se répercutent inéluctablement sur la famille et la société d’une façon plus globale:

- L’allaitement maternel

- Le cancer du sein

- Le cancer du col de l’utérus

- La polyarthrite rhumatoïde.

D’autres sujets sont abordés par la commission santé notamment concernant l’enfant.

Plusieurs journée d’information et de sensibilisation ont été organisées au cours de l’année et des recommandations ont été dégagées des discussuins et débats qui ont eu lieu.

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Polyarthrite rhumatoide

Le dimanche 12 décembre 2010, l’Observatoire Algérien de la Femme a organisé une journée de sensibilisation sur la polyarthrite rhumatoïde. Cette pathologie auto-immune, qui touche dans 75% des cas des femmes, devient un véritable problème de santé publique en raison de sa fréquence mais surtout des complications plus ou moins graves et des handicapes qu’elle peut causer. En effet, les articulations, qui sont atteintes subissent des détériorations qui peuvent aboutir à la disparition des cartilages et à une fusion plus ou moins marquée des os. La raideur plus ou moins marquée des articulations ainsi lésées est à l’origine, non seulement d’un grand inconfort pour la personne concernée mais dans de nombreux cas, d’une impotence fonctionnelle ou même d’un réel handicape, toujours dans un contexte hyperalgique.

Pourtant, les mesures pour reculer et ralentir le processus évolutif de cette maladie existent. et ils sont, pour la plupart d’entre eux, disponibles en Algérie. c’est pourquoi, l’Observatoire Algérien de la Femme, a encore une fois, organisé cette rencontre qui a regroupé d’éminents noms de la rhumatologie, de nombreux praticiens de santé publique, des parlementaires, des gestionnaires de la santé, des patients(es), des artistes, des représentants de la société civile etc. Chacun a pu assister aux exposés qui ont été présenté par des professeurs en rhumatologie et par des sociologues,  ainsi qu’aux témoignages de personnes atteintes plus ou moins gravement.

Fort de ces moments enrichissants et après avoir procédé à des études auprès de femmes concernées par la maladie, l’Observatoire Algérien de la Femme a adopté une plate forme de recommandations qui ont pour objectif d’améliorer les conditions de prise en charge des malades, ce qui permettrait une cohabitations plus aisée et moins invalidante des malades avec leur maladie.  Ce qui permettrait d’améliorer la qualité de vie des malades et de leurs familles, tout en réduisant la facture liée aux traitements.

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Circoncisions collectives d’enfants 

Durant ce mois sacré de Ramadhan, les familles ont pris l’habitude de procéder à la circoncision des petits garçons, ce rite initiatique qui permet aux petits garçons musulmans d’entrer dans la communauté des musulmans ‘El Oumma’ .

Dans la tradition, ce rite qui se pratique avant la puberté, s’accompagne de festivités qui encadrent l’acte et permettent à l’enfant circoncis d’être, durant quelques jours, le centre d’intérêt de ses proches (parents, grands-parents, oncles/tantes, cousins/cousines…).

Or, il est indéniable que les difficultés actuelles de la vie et la masse des préoccupations que les parents affrontent quotidiennement dans certaines franges de la population algérienne, font que les parents éprouvent de plus en plus de difficultés à assumer cette tâche. Aussi, l’intervention de tiers pour aider les parents à joue leur rôle à l’égard de leurs petits garçons est en passe de devenir une ‘tradition’. Les entreprises, par le biais du service social, les communes, les associations… tout le monde se met à l’ouvrage pour rassembler les enfants qui doivent être circoncis et organiser des circoncisions groupées.

Dans ce cadre, l’Observatoire Algérien de la Femme a procédé tout au long du mois de Ramadhan,à l’organisation de la circoncision de plus de 150 enfants, issus de différents groupes sociaux. L’expérience qui s’est déroulée avec le soutien de nombreux bienfaiteurs qui ont assuré les supports matériels (vêtements spécifiques, cadeaux pour les enfants) et de nombreux bénévoles qui ont assuré l’organisation et l’accompagnement des familles, ainsi que plusieurs établissements hospitaliers qui ont mis à disposition les plateaux techniques nécessaires au bon déroulement des opérations.

A l’issue des circoncisions, l’O.A.F. a organisé une cérémonie symbolique à laquelle étaient conviées une vingtaine de familles d’enfants circoncis

L’opération s’est globalement bien déroulée mais des observations ont été effectuées et des recommandations se sont dégagées pour préserver la sécurité des enfants et permettre aux chirurgiens de travailler dans des conditions correctes.

1- Les circoncisions du mois de Ramadhan gagneraient à être réparties sur toute la durée du mois sacré et non pas rassemblée les derniers jours

2- Les bilans pré-opératoires effectués doivent permettre non seulement de s’assurer que l’enfant est en mesure de se faire opérer mais aussi d’orienter vers les services spécialisés (pédiatrie, hématologie…) en cas d’anomalie détectée.

3- Eviter les regroupements massifs d’enfants (accompagnés de leurs familles) dans les halls des hôpitaux par une meilleure répartition des arrivées tout au long de la journée, ce qui éviterai les attentes trop longues et donc l’agacement des enfants, de leurs proches et des personnels hospitaliers.

4-Rappeler aux parents que la circoncision ne doit pas obligatoirement s’effectuer durant le mois de Ramadhan. Chaque père peut, à n’importe quel moment de l’année, se rapprocher de l’hôpital de son secteur d’habitation pour demander un rendez-vous de circoncision.

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 Cancer du sein

Le cancer du sein est en constante augmentation en Algérie.

Chaque année en Algérie, plus de 7000 nouveaux cas sont enregistrés,  et près de 4000 femmes en meurent. C’est à dire que chaque jour, plus de 20 femmes viennent gonfler les rangs des personnes atteintes par cette maladie et chaque jour, dix femmes au moins en décèdent.

Dans le monde, on enregistre plus de 1 million de nouveaux cas chaque année et près de 500.000 décès. C’est dire à quel point, il devient presque miraculeux d’échapper à  cette maladie.

Les femmes qui se sentent menacées par cette maladie consultent le plus souvent pour une « grosseur » dans le sein. La fameuse éboule » qui inquiète et qui pousse à demander un examen.Plus rarement, c’est un écoulement ma melonnaire qui inquiète ou encore un ganglion dans le creux de l’aisselle.

Dans ces cas, le traitement nécessite en général d’avoir recours à la chirurgie (parfois ablation du sein appelée mastectomie) associée à la chimiothérapie, la radiothérapie et parfis, l’hormonothérapie, les thérapies ciblées, etc. Le coût global du traitement dépasse le demi milliard de centimes par malade.

Or, actuellement, il est indiscutablement prouvé qu’un cancer diagnostiqué au stade de « boule » n’a pas toutes les chances de guérir. Toutes les études scientifiques menées sur le cancer du sein s’accordent sur un point: La guérison est d’autant plus facile à obtenir que le cancer est diagnostiqué tôt. En d’autres termes, la meilleure façon de guérir d’un cancer du sein, c’est de le combattre avant même qu’il ne s’exprime. Le dépistage est donc le moyen le plus sur de venir à bout de cette maladie. Les cancers du sein diagnostiqués lorsque la tumeur fait quelques millimètres guérissent dans près de 100% des cas. Le traitement de ces formes de cancers se limite le plus souvent à la chirurgie et associe parfois la radiothérapie. Le coût chute alors à 20 ou 30 millions de centimes par malade. Le bénéfice est évident d’autant que la guérison est la règle.

Le ministère du travail a mis au point un dispositif de dépistage des cancers du sein qui comprend cinq centres (Alger, Constantine, Maghnia, Jijel, Laghouat) et qui cible dans un premier temps les femmes, assurées sociales, de plus de 40 ans. L’opération a été lancée par le ministre du travail  et des femmes ont déjà reçu leurs invitations pour les premières mammographies. L’initiative est fort louable mais gagnerait à être reproduite par d’autres institutions afin que les femmes non assurées sociales et les femmes les plus âgées puissent aussi être systématiquement invitées à procéder à une mammographie de façon régulière et planifiée.

Le cancer du sein est l’un des principaux axes de travail de l’Observatoire Algérien de la Femme qui a tenu, tout au long de l’année, des journées de sensibilisation et d’information sur le cancer du sein. Une brochure éditée par l’OAF en arabe et en français sera distribuée au femmes.

Les recommandations de l’OAF:

- Les femmes doivent s’informer sur les facteurs de risque de cancer du sein et en parler avec leurs médecins et sage-femmes.

- Ne pas hésiter à se faire examiner les seins par les professionnels de la santé

- Ne pas avoir peur de faire les mammographies de dépistage au delà de 45 ans

- Accepter l’idée que le cancer du sein peut toucher tout le monde, y compris soi-même.

- Même si la mammographie a un coût relativement élevé, les frais méritent d’être faits tous les deux ans environ. Il suffit d’économiser dix dinars par jour…

Le cancer du sien fait encore trop de ravage dans le monde et en Algérie.

Cette maladie n’est pas une fatalité, encore moins une punition. Il existe des moyens très efficaces de s’en protéger. Il est temps de les utiliser

Le dépistage doit devenir un acte banal et régulier

1 commentaire

  1. soum a dit :

    Chere madame Bonjour
    Votre observation est pertinente et votre disponibilité nous touche beaucoup. L’expérience que vous semblez avoir en matière de pédagogie relative à l’allaitement maternel pourrait être fort appréciable lors du déroulement des différents séminaires que l’Observatoire Algérie de la Femme organise sur cette thématique. Toutefois, une première question qu’il me semble fort utile de régler avant toute discussion, nous souhaiterions savoir où vous exercez, dans quel pays du moins. Ceci afin que nous puissions envisager de façon rationnelle une éventuelle participation e votre part à nos activité.
    Nous vous remercions pour votre engagement à l’égard de la question féminine.
    Pour Mme Belgroune L,
    Dr oulmane S

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