Le coin de la poésie au féminin

Femme, toujours

Avec Adam un jour tu as donné

Dans la douleur, naissance à toute l’humanité

Sans fléchir, pour les autres tu as persévéré

Et chaque jour plus fort, ton courage s’est forgé

Tes enfants, au fil des siècles t’ont succédé

Evoluant toujours plus haut, vers le progrès

Bâtissant de  grandes et prestigieuses cités

Et, curieux,  explorant les plus hostiles contrées

Toujours près d’eux, sans répit tu veillais

Toi la mère, l’amante ou la muse bien-aimée

Par les plus durs moments de la vie éprouvée

Sans jamais renoncer, tu t’es dignement sacrifiée

Parfois secrète mais plus souvent discrète

Tu es volontiers le paisible appui-tête

Sur lequel les plus grands de ce monde s’arrêtent

Pour faire l’Histoire et préparer des conquêtes.

Renonçant à ton bonheur qui te semble obsolète

Chaque jour, du sort des autres tu t’inquiètes

Pour eux tu acceptes les plus strictes ascètes

Ta sagesse a guidé nos plus nobles prophètes

De nos jours tu demeures la lumineuse palette

Sans attendre tu fais tiennes nos plus viles défaites

Pour servir les autres, telle une sublime comète

Tu te bats, te consume, brave les plus rudes tempêtes.

Pourtant;

Il t’arrive trop souvent de pleurer en silence

Tes enfants se construisent sur tes intimes souffrances

Etre femme est parfois une réelle indigence

Ton image a subi les plus basses inclémences

Battue ou mutilée, condamnée à l’errance

Bafouée par ceux qui te doivent leur existence

Enfermée, délaissée, tu subis l’arrogance

Avant d’être répudiée sans la moindre assistance

Ton courage exemplaire et ta grande endurance

Sans cesse mettent à l’épreuve ton immense résistance

Toujours tu redéployes ton extrême bienveillance

Et plus digne et vaillante, droit devant tu avances.

Alors

Alors sans te résigner, toujours fière et honnête,

Tu te replies un temps, malheureuse bichette,

Stoïque et éclairée, jamais rien ne t’arrête

Tu surmontes la douleur et les pires disettes

Tu recules un moment, silencieuse braisette

Effaçant doucement ta candide silhouette

Et telle le Phoenix, tu relèves la tête

Et enfin fais tinter de ta voix les clochettes

Ta présence est pour l’homme ce qu’est la pâquerette

Aux saisons. C’est la vie que tu portes, mirifique crossette

Tu nourris tes petits et suscite leurs risettes

Alors ton regard brille d’un million de paillettes

Etoile dans le ciel, tu brilles pour éclairer

Les âmes incertaines et les êtres égarés

L’amour que tu dégages embellit nos journées

La lumière de tes yeux fait briller nos pensées

Ta foie en l’Etre Humain demeure in-ébranlée,

En dépit des tourments et de l’adversité

Que tu as, au fil des siècles subi sans abdiquer

Pour chaque fois mieux renaître et plus fort rayonner

Ton combat continue, sublime majesté

Car la vie, jamais, de cadeaux ne t’a fait

Continue ton chemin et n’abandonne jamais

Tu es l’avenir de toute l’Humanité.

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