oct
25

La caravane de l’Observatoire

« Tous ensemble contre la polyarthrite rhumatoïde »

C’est là le slogan de la caravane menée par l’Observatoire Algérien de la Femme pour procéder à une campagne de sensibilisation sur cette pathologie qui touche majoritairement les femmes et qui peut évoluer vers des formes particulièrement invalidantes.

Rassemblement pour le départ

La caravane, composée d’une trentaine d’intervenants, a quitté Alger le vendredi 19 octobre pour se rendre à Oran en faisant escale à Chlef et Relizane. La ville de Blida a été visitée au retour. Près de six milles dépliants ont été distribués  A Oran, une journée d’étude a eu lieu au Palais des congrès et dès l’allocution de bienvenue, Madame Djafri Chaia a tenu à souligner la nécessité  et l’urgence de procéder à des campagnes d’information et de sensibilisation sur ce type de maladies qui, lorsqu’elles atteignent la femme (et c’est malheureusement souvent le cas) les répercutions sont majorées du fait des rôles multiples joués par celle-ci au sein des différents groupes sociaux auxquels elle appartient et dans lesquels elle est actrice.

De gauche à droite: Dr Djebbar, Pr. Benzaoui, Mme Djafri, Mme Belgroune

La rencontre a permis au Professeur Benzaoui ainsi qu’au docteur Djebbar, tous deux spécialistes en rhumatologie, de s’exprimer longuement sur cette maladie et sur les possibilités thérapeutiques. Ils ont notamment mis l’accent sur la nécessité d’un traitement spécifique aussi précoce que possible, meilleur garant de rémissions prolongées et de qualité. Un débat riche et intense s’en est suivi en particulier lorsque le volet des nouvelles thérapeutiques a été abordé.

Pour sa part, le docteur Oulmane Somia, également sociologue, a présenté une communication intitulée Maladies chroniques invalidantes et vie sociale. Il n’était plus question de pathologie à proprement parler mais bien des représentations qui en sont faites et des répercutions sociales que ce type de pathologies peut avoir sur les différents volets de la vie d’un patient, d’autant que l’accompagnement extra-médical reste lourdement insuffisant et gagnerait donc à être pris en considération.

La caravane doit reprendre al route dans quelques semaines pour faire, cette fois, des villes de l’Est Un troisième circuit est prévu dans les villes du sud dès la fin de l’hiver 2013. alors, à la prochaine…

août
10

A notre héros national en or Taoufik Makhloufi

L’observatoire Algérien de la Femme, par la voie de Sa présidente Mme Chaia Djafri félicite l’athlète Makhloufi Taoufik pour la performance extraordinaire qu’il a réalisée aux jeux olympiques de Londres lors de la finale du 1500 m. La médaille d’or qu’il a obtenu et qui a permis au drapeau algérien de flotter dans le ciel londonien pendant que retentissait l’hymne national est un merveilleux cadeau offert à la nation algérienne.

Par ailleurs, l’O.A.F présente ses sincères compliments et ses remerciements à Madame Makhloufi mère qui nous a permis de vivre un événement d’une telle intensité.

juil
07

Une jeunesse d’exception, des jeunes exceptionnels…

L’Algérie indépendante a choisi la date du cinq juillet, date officiel de son indépendance pour célébrer sa jeunesse l’une des plus importantes ressources et richesses dont elle dispose.

Aujourd’hui, la jeunesse algérienne appartient à une génération qui a évolué sur des chemins  tracés dans la douceur d’une indépendance que les parents et grand-parents ont arraché au prix fort. Les sacrifices ont été innombrables et les souffrances incommensurables ont été subi pour que ce jour béni vienne. Ce jour ou le drapeau VERT-BLANC-ROUGE remplace celui de l’occupant.

Il appartient à chacun d’entre nous de cultiver la mémoire de ceux qui nous ont précédé, la mémoire de nos ainés, partis parfois très jeunes sur la route de l’ultime don de soi. Ce don sacré de la vie pour que vivent les suivants, nous.

Aujourd’hui, notre devoir sacré est de garantir à ceux qui nous suivent, cette indépendance, cette liberté et cette dignité qui font de chaque nation qui en jouit un acteur réelle et efficient sur la scène international; une nation à même de se protéger et de protéger ses enfants contre les grands drames qui menacent l’humanité dans les décennies avenirs.

Notre chance, nous, algériennes et algériens, réside dans les potentialités absolument fabuleuses qui résident dans cette frange de la population qu’est la jeunesse algérienne. Cette jeunesse qui, en dépit des difficultés qu’elle doit affronter quotidiennement, sait apprécier les acquis effectués et en jouir.  Cette jeunesse dont la maturité et les exigences sont en constante progression et qui constitue un moteur sociétal à l’énergie intarissable. Elle ne demande qu’à trouver les cadres adéquats pour que, unie et forte, elle puisse servir et préserver la terre de ses aïeux afin d’en faire un espace de vie et de bonheur pour chacun.

La jeunesse algérienne est consciente des défis de ce nouveau millénaire.

La jeunesse algérienne a le droit à un avenir radieux; elle constitue en elle-même le socle principal d’un tel projet.

Elle est, par ailleurs, consciente :

- de l’enjeu majeur qu’elle constitue dès lors que l’on se projette de l’avenir.

- ce dont elle est porteuse comme espoir et comme richesse humaine

Aussi, il est impératif que la place qu’elle mérite et à laquelle elle a droit lui soit accordée dans la mécanique de développement national.

Il est impératif  que chaque  jeune algérien puisse jouer intégralement son rôle au sein de la société sans se laisser séduire par de chimères ou des propos surréalistes qui tendent à la désolidariser de son Histoire. Il est impératif que cette jeunesse puisse trouver la plate forme qui lui garantisse un ancrage durable et sain pour qu’elle puisse réaliser son voeux indiscutablement le cher : construire une algérie forte et sereine.

Cette année 2012, la célébration a été grandiose, proportionnellement aux symboles cristallisés par ce 05 juillet.

juil
05

Cinquentenaire de l’Algérie

Cette année, l’Algérie célèbre le cinquentenaire de son indépendance.

Le peuple algérien est fier de vivre un moment aussi important et aussi lourd de sens.

Les festivités prévues et organisées à cet effet sont à la hauteur des symboles représentés par cette date.

Notre pays est debout.

Notre pays est libre et souverain.

La femme algérienne en particulier, vit cet instant comme un véritable message aux femmes du monde entier.

En effet, il y’a de cela soixante ans, la femme algérienne était l’ombre d’une ombre dans la société dominée par la colonisation française. Une infime minorité de femmes ‘indigènes’ accédait à l’école ou au lycée. Celles qui atteignaient l’université étaient rarissimes. Elle se comptaient sur les doigts de la main.

Aujourd’hui encore, nombreuses sont celles de nos mères et grands-mères de plus de soixante ans qui sont encore analphabètes.

En cinquante ans d’indépendance, les progrès dont a bénéficié la femme algérienne sont considérables et ont fait d’elle un acteur a part entière dans le processus de développement de la nation et de la société.

Ce qui illustre de façon indiscutable les avancées réalisées par et pour la femme algérienne, c’est sa présence en force dans les universités algériennes et les performances réalisées par elles lorsqu’on observe les résultats de fin d’année.

Ainsi, aucun secteur d’activité n’est resté étranger à la femme algérienne. Partout, elle a su trouver sa place et s’imposer par ses compétences et ses aptitudes.

Elle a su s’imposer et s’impliquer dans tous les domaines de la vie tout en restant profondément attachée aux valeurs ancestrales et aux éléments culturels qui font sa spécificité et qui la distingue des femmes d’autres nations.

A ce stade, il lui appartient de maintenir le cap et de veiller à transmettre aux générations à venir, les principes et les fondements d’une ‘algériannité’ solidement encrées dans sa glorieuse histoire et dans ses déterminants identitaires mais aussi une ‘algériannité’ prête à s’ouvrir sur le monde pour relever les défis qui se dessinent en ce début de troisième millénaire.

Mais plus que tout, la femme algérienne n’oublie pas  Hassiba Ben Bouali et Lalla Fatima N’soumer,  Malika Gaïd et les trois Djamila, la femme algérienne n’oublie pas ces innombrables femmes d’exception qui ont su, parfois au prix de leurs vies et toujours dans un élans d’altruisme extrême, jalonner la route des générations suivantes, pour que vive une Algérie libre et indépendante et pour que vivent les algériens dignes et souverains.

Cinquante ans d’indépendance. Un bel âge pour notre nation

Cinquante ans d’indépendance, mais le chemin reste sinueux et les efforts de chacun et de tous sont nécessaires pour, qu’à notre tour, nous puissions léguer à nos enfants ce qui a coûté si cher à nos martyrs: UN PAYS INDEPENDANT

A toutes les femmes algériennes, nous disons « Bonne fête »

A toute les femmes algériennes, nous disons « la partie n’est pas terminée, restons vigilantes et allons de l’avant, l’avenir de notre patrie est entre nos mains, soyons à la hauteur de notre mission ».

Vive la femme algérienne.

VIVE L’ALGERIE.

mai
11

Elections législatives en Algérie

Félicitations

L’observatoire algérien de la femme (OAF) félicite l’ensemble des femmes algériennes pour les résultats qui font suite aux élections législatives qui se sont déroulées le 10 mai 2012 à travers la totalité du territoire national.

La femme algérienne, grâce à la maturité politique dont elle a toujours fait preuve et grâce à son sens des responsabilités et de l’engagement vis à vis des impératifs de l’actualité sociopolitique de l’Algérie, soutenue de surcroit par des directives  fermement émises par Monsieur le Président de la République A. Bouteflika qui a insisté pour que chaque parti politique présente des candidatures féminines, a pu gagner 145 sièges à l’Assemblée Populaire Nationale. A partir de cette tribune, son action et sa voie dans le champs politique gagnent considérablement en visibilité et en audibilité, donc  en efficacité  et en productivité. Avec près de 30% des sièges à l’APN, la femme algérienne devient un partenaire à part entière,  une voie indispensable et une collaboratrice incontournable dans les moments les plus décisifs de la vie du peuple algérien. La présence aussi nombreuse de femmes à l’APN n’est pas une question de statistique, ce sont des opinions, des convictions et des projets portés par la femme algérienne pour agir efficacement au sein de la société à laquelle elle appartient et à la construction de laquelle elle a toujours contribué de façon discrète, certes mais oh combien efficace.

L’observatoire algérien de la femme félicite donc  ses soeurs algériennes pour ce grand jour. Sa présidente, Mme Djafri Ch. » invite chaque femme à prendre part de façon encore plus active et plus efficiente à la vie de la société algérienne afin que, au delà des acquis déjà obtenus, d’autres puissent se surajoutés dans l’intérêt de chacune d’entre nous, dans l’intérêt de toutes les femmes algériennes et au-delà, dans l’intérêt de tout le peuple algérien« .

nov
08

Félicitations

L’enseignement supérieur en Algérie a depuis plusieurs décennies, été pris d’assaut par les femmes.Chaque année, des centaines , des milliers de femmes obtiennent des diplômes universitaires de graduation ou de post-graduation, de doctorat etc.

Cependant, l’année 2011 restera mémorable pour la chirurgie viscérale

En effet, cette année, au mois de mai, Madame Ouahab Ilhem, du centre hospitalo-universitaire de Sétif,  devient la première femme algérienne à accéder au grade de Professeur en chirurgie viscérale, grade qui lui a été accordé par un jury composé de 6 membres (tous des hommes, 5 professeurs en chirurgie et un professeur en médecine interne) et qui correspond à la consécration de ses efforts, de  ses sacrifices et de son humanisme sans borne.

La thèse qu’elle a brillamment  soutenue apporte une contribution indéniable à la prise en charge chirurgicale des malades atteints de la maladie de Crohn, maladie qui touche le tube digestif des sujets et dont les complications peuvent être dramatiques.

L’observatoire Algérien de la Femme est fière de féliciter le professeur

Ouhab ilhem et lui souhaite une brillante carrière.

soutenance de thèse

Professeur Ouahab Ilhem près de la représentante de l'O.A.F (Dr Oulmane S.)

déc
14

Polyarthrite rhumatoïde, une maladie invalidante qui touche surtout la femme

Le dimanche 12 décembre 2010, l’Observatoire Algérien de la Femme a organisé une journée de sensibilisation sur la polyarthrite rhumatoïde. Cette pathologie auto-immune, qui touche dans 75% des cas des femmes, devient un véritable problème de santé publique en raison de sa fréquence mais surtout des complications plus ou moins graves et des handicapes qu’elle peut causer. En effet, les articulations, qui sont atteintes subissent des détériorations qui peuvent aboutir à la disparition des cartilages et à une fusion plus ou moins marquée des os. La raideur plus ou moins marquée des articulations ainsi lésées est à l’origine, non seulement d’un grand inconfort pour la personne concernée mais dans de nombreux cas, d’une impotence fonctionnelle ou même d’un réel handicape, toujours dans un contexte hyperalgique.

Pourtant, les mesures pour reculer et ralentir le processus évolutif de cette maladie existent. et ils sont, pour la plupart d’entre eux, disponibles en Algérie. c’est pourquoi, l’Observatoire Algérien de la Femme, a encore une fois, organisé cette rencontre qui a regroupé d’éminents noms de la rhumatologie, de nombreux praticiens de santé publique, des parlementaires, des gestionnaires de la santé, des patients(es), des artistes, des représentants de la société civile etc. Chacun a pu assister aux exposés qui ont été présenté par des professeurs en rhumatologie et par des sociologues,  ainsi qu’aux témoignages de personnes atteintes plus ou moins gravement.

Fort de ces moments enrichissants et après avoir procédé à des études auprès de femmes concernées par la maladie, l’Observatoire Algérien de la Femme a adopté une plate forme de recommandations qui ont pour objectif d’améliorer les conditions de prise en charge des malades, ce qui permettrait une cohabitations plus aisée et moins invalidante des malades avec leur maladie.  Ce qui permettrait d’améliorer la qualité de vie des malades et de leurs familles, tout en réduisant la facture liée aux traitements.

oct
13

L’offensive contre le cancer du sein en Algérie doit être énergique et étendue

Le cancer du sein est en constante augmentation en Algérie.

Chaque année en Algérie, plus de 7000 nouveaux cas sont enregistrés,  et près de 4000 femmes en meurent. C’est à dire que chaque jour, plus de 20 femmes viennent gonfler les rangs des personnes atteintes par cette maladie et chaque jour, dix femmes au moins en décèdent.

Dans le monde, on enregistre plus de 1 million de nouveaux cas chaque année et près de 500.000 décès. C’est dire à quel point, il devient presque miraculeux d’échapper à  cette maladie.

Les femmes qui se sentent menacées par cette maladie consultent le plus souvent pour une « grosseur » dans le sein. La fameuse éboule » qui inquiète et qui pousse à demander un examen.Plus rarement, c’est un écoulement mamelonnaire qui inquiète ou encore un ganglion dans le creux de l’aisselle.

Dans ces cas, le traitement nécessite en général d’avoir recours à la chirurgie (parfois ablation du sein appelée mastectomie) associée à la chimiothérapie, la radiothérapie et parfis, l’hormonothérapie, les thérapies ciblées, etc. Le coût global du traitement dépasse le demi milliard de centimes par malade.

Or, actuellement, il est indiscutablement prouvé qu’un cancer diagnostiqué au stade de « boule » n’a pas toutes les chances de guérir. Toutes les études scientifiques menées sur le cancer du sein s’accordent sur un point: La guérison est d’autant plus facile à obtenir que le cancer est diagnostiqué tôt. En d’autres termes, la meilleure façon de guérir d’un cancer du sein, c’est de le combattre avant même qu’il ne s’exprime. Le dépistage est donc le moyen le plus sur de venir à bout de cette maladie. Les cancers du sein diagnostiqués lorsque la tumeur fait quelques millimètres guérissent dans près de 100% des cas. Le traitement de ces formes de cancers se limite le plus souvent à la chirurgie et associe parfois la radiothérapie. Le coût chute alors à 20 ou 30 millions de centimes par malade. Le bénéfice est évident d’autant que la guérison est la règle.

Le ministère du travail a mis au point un dispositif de dépistage des cancers du sein qui comprend cinq centres (Alger, Constantine, Maghnia, Jijel, Laghouat) et qui cible dans un premier temps les femmes, assurées sociales, de plus de 40 ans. L’opération a été lancée par le ministre du travail  et des femmes ont déjà reçu leurs invitations pour les premières mammographies. L’initiative est fort louable mais gagnerait à être reproduite par d’autres institutions afin que les femmes non assurées sociales et les femmes les plus âgées puissent aussi être systématiquement invitées à procéder à une mammographie de façon régulière et planifiée.

Le cancer du sein est l’un des principaux axes de travail de l’Observatoire Algérien de la Femme qui a tenu, tout au long de l’année, des journées de sensibilisation et d’information sur le cancer du sein. Une brochure éditée par l’OAF en arabe et en français sera distribuée au femmes.

Les recommandations de l’OAF:

- Les femmes doivent s’informer sur les facteurs de risque de cancer du sein et en parler avec leurs médecins et sage-femmes.

- Ne pas hésiter à se faire examiner les seins par les professionnels de la santé

- Ne pas avoir peur de faire les mammographies de dépistage au delà de 45 ans

- Accepter l’idée que le cancer du sein peut toucher tout le monde, y compris soi-même.

- Même si la mammographie a un coût relativement élevé, les frais méritent d’être faits tous les deux ans environ. Il suffit d’économiser dix dinars par jour…

Le cancer du sien fait encore trop de ravage dans le monde et en Algérie.

Cette maladie n’est pas une fatalité, encore moins une punition. Il existe des moyens très efficaces de s’en protéger. Il est temps de les utiliser

Le dépistage doit devenir un acte banal et régulier

sept
12

Circoncisions collectives: Recommandations de l’OAF

Durant ce mois sacré de Ramadhan, les familles ont pris l’habitude de procéder à la circoncision des petits garçons, ce rite initiatique qui permet aux petits garçons musulmans d’entrer dans la communauté des musulmans ‘El Oumma’ .

Dans la tradition, ce rite qui se pratique avant la puberté, s’accompagne de festivités qui encadrent l’acte et permettent à l’enfant circoncis d’être, durant quelques jours, le centre d’intérêt de ses proches (parents, grands-parents, oncles/tantes, cousins/cousines…).

Or, il est indéniable que les difficultés actuelles de la vie et la masse des préoccupations que les parents affrontent quotidiennement dans certaines franges de la population algérienne, font que les parents éprouvent de plus en plus de difficultés à assumer cette tâche. Aussi, l’intervention de tiers pour aider les parents à joue leur rôle à l’égard de leurs petits garçons est en passe de devenir une ‘tradition’. Les entreprises, par le biais du service social, les communes, les associations… tout le monde se met à l’ouvrage pour rassembler les enfants qui doivent être circoncis et organiser des circoncisions groupées.

Dans ce cadre, l’Observatoire Algérien de la Femme a procédé tout au long du mois de Ramadhan,à l’organisation de la circoncision de plus de 150 enfants, issus de différents groupes sociaux. L’expérience qui s’est déroulée avec le soutien de nombreux bienfaiteurs qui ont assuré les supports matériels (vêtements spécifiques, cadeaux pour les enfants) et de nombreux bénévoles qui ont assuré l’organisation et l’accompagnement des familles, ainsi que plusieurs établissements hospitaliers qui ont mis à disposition les plateaux techniques nécessaires au bon déroulement des opérations.

A l’issue des circoncisions, l’O.A.F. a organisé une cérémonie symbolique à laquelle étaient conviées une vingtaine de familles d’enfants circoncis

L’opération s’est globalement bien déroulée mais des observations ont été effectuées et des recommandations se sont dégagées pour préserver la sécurité des enfants et permettre aux chirurgiens de travailler dans des conditions correctes.

1- Les circoncisions du mois de Ramadhan gagneraient à être réparties sur toute la durée du mois sacré et non pas rassemblée les derniers jours

2- Les bilans pré-opératoires effectués doivent permettre non seulement de s’assurer que l’enfant est en mesure de se faire opérer mais aussi d’orienter vers les services spécialisés (pédiatrie, hématologie…) en cas d’anomalie détectée.

3- Eviter les regroupements massifs d’enfants (accompagnés de leurs familles) dans les halls des hôpitaux par une meilleure répartition des arrivées tout au long de la journée, ce qui éviterai les attentes trop longues et donc l’agacement des enfants, de leurs proches et des personnels hospitaliers.

4-Rappeler aux parents que la circoncision ne doit pas obligatoirement s’effectuer durant le mois de Ramadhan. Chaque père peut, à n’importe quel moment de l’année, se rapprocher de l’hôpital de son secteur d’habitation pour demander un rendez-vous de circoncision.

sept
12

C. Djafri

•Madame Chaia Djafri Djadi, Présidente de l’Observatoire Algérien de la femme depuis 2007.
•Sage femme de formation et journaliste à la radio, elle a fait de la cause de la femme et de l’enfant les thèmes prioritaires de son engagement : ‘L’Observatoire est une tribune ou chaque femme, d’où qu’elle vienne, peut exprimer ses points de vue et défendre ses idées.’